Construit entre 1599 et 1602 par Allahverdi Khan, commandant en chef d’origine géorgienne de Shah Abbas Ier, Si-o-se-pol – « le pont des trente-trois » – prolongeait la grande avenue Tchaharbagh au-dessus du Zayandeh Roud vers les jardins royaux. Avec près de 300 mètres, c’est le plus long des ponts historiques d’Ispahan.
Le pont compte deux niveaux : en haut, une large chaussée bordée de passages sous une longue rangée d’arches ; en bas, une galerie au ras de l’eau où l’on s’assoit à l’ombre. Son dessin simple et rythmé est plus magique encore la nuit, quand chaque arche s’illumine d’or.
Le Zayandeh Roud est souvent à sec une grande partie de l’année, ses eaux étant retenues en amont ; quand il coule – en général quelques semaines, souvent au printemps –, toute la ville se presse sur les berges. Avec ou sans eau, le pont reste l’un des lieux de rendez-vous préférés d’Ispahan.
Points forts
- Les 33 arches illuminées la nuit
- La galerie basse au ras du lit de la rivière
- Les promenades du soir avec les familles
- La balade le long de la rivière jusqu’au pont Khaju







