Derrière la porte carrelée de Qeysarieh, au nord de la place Naqsh-e Jahan, commence l’un des bazars les plus anciens et les plus longs d’Iran. Ses ruelles couvertes serpentent sur environ deux kilomètres jusqu’à la mosquée du Vendredi, reliant la place safavide au cœur bien plus ancien de la ville ; certaines sections remontent à l’époque seldjoukide, il y a près de mille ans.
Levez les yeux vers le portail de Qeysarieh avant d’entrer : ses faïences montrent des scènes de chasse et l’archer du Sagittaire, signe astrologique de la fondation de la ville. À l’intérieur, le bazar est organisé par métiers – dinandiers, marchands de tapis, épiciers, tailleurs – avec caravansérails, mosquées et bains cachés derrière les arcs.
C’est le meilleur endroit pour voir naître l’artisanat d’Ispahan : minakari (émail peint sur cuivre), khatam (marqueterie en micro-mosaïque), ghalamkar (coton imprimé à la planche) et cuivre martelé. Ne partez pas sans goûter le gaz, le nougat tendre à la pistache d’Ispahan, vendu frais à la boîte.
Points forts
- La porte de Qeysarieh et son Sagittaire en faïence
- Les dinandiers qui martèlent dans leur ruelle
- Ateliers de minakari, khatam et ghalamkar
- Du gaz frais (nougat à la pistache) à emporter







